Accueil À la une Oui, il reste beaucoup à faire pour lutter contre la pollution de l’air à Rennes

Oui, il reste beaucoup à faire pour lutter contre la pollution de l’air à Rennes

[Communiqué]

 

Greenpeace communique aujourd'hui son analyse des politiques de déplacements de plusieurs grandes villes de France dont Rennes. Le travail de Greenpeace n'est pas une étude à proprement parler puisqu'il se concentre sur l'avis des associations d'usagers sans aller jusqu'à une évaluation objective des politiques des différentes villes françaises. Pour autant, nous partageons l'essentiel du point de vue de Greenpeace concernant le chemin à parcourir pour Rennes en matière de lutte contre la pollution de l'air. Depuis longtemps nous alertons sur les dangers de cette pollution responsable de 48 000 morts prématurées en France chaque année.

Sans surprise Rennes est plutôt bien positionnée sur les transports en commun. Les investissements anciens et importants en faveur du bus et du métro ont été suivis d'effets. Mais Greenpeace rappelle à juste titre que les transports en commun de la métropole rennaise se concentrent autour de la ville centre et sont bien moins efficaces au-delà de la rocade.

C'est pourquoi, les écologistes appellent depuis de nombreuses années à la mise en œuvre d'un véritable RER rennais utilisant les cinq voies ferrés qui traversent notre métropole afin d'offrir un mode de déplacements alternatif à la voiture pour les personnes vivant en deuxième couronne.

Sans surprise, Rennes est, en revanche, jugée en retard pour la politique cyclable. Il est clair que le vélo a été le parent pauvre des politiques de déplacements des mandats antérieurs.

Pour autant, depuis 2014, un plan vélo est mis en place avec des moyens conséquents. Il porte ses fruits puisque nous sommes parmi les villes connaissant la plus forte augmentation des déplacements à vélo.

Aujourd'hui même, le nouvel aménagement cyclable de la place de Bretagne sera ouvert. Il sera le premier maillon du réseau express vélo qui traversera notre ville et dont la branche ouest (Roazhon Park-place de Bretagne) sera achevée avant la fin de l'année. Ainsi, Rennes rattrape son retard et l'enjeu est désormais d'étendre ce maillage express à toute l'agglomération.

Enfin, nous partageons pleinement la volonté de Greenpeace de mettre en œuvre une politique volontariste contre les véhicules les plus polluants.

Nous voulons aujourd’hui réaffirmer notre volonté que puisse être expérimenté un « péage positif ».

Le principe est simple : les automobilistes propriétaires des voitures les plus polluantes qui laisseront leur voiture au garage pour aller au travail sont indemnisés 1,5 euro par trajet. Ce dispositif existe depuis longtemps au Pays Bas et est désormais expérimenté à Lille.

Gaëlle ROUGIER et Matthieu THEURIER, co-président·e·s du groupe écologiste et citoyen de Rennes

Morvan LE GENTIL, président du groupe écologiste et citoyen de Rennes Métropole

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