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Soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim

[Conseil municipal du 22 mai 2017]

Porté par les élu-e-s écologistes, le vœu adopté par le conseil municipal de Rennes appelle l'État français à reconnaître l’État de la Palestine et appelle les autorités françaises à protester publiquement contre la répression des 1500 prisonniers palestiniens en grève de la faim.

 

 

Conseiller municipal

Délégué à la Réussite éducative

Présentation par Hamid Ech Chekhchakhi au nom du groupe écologiste

 

 

citationDepuis l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza et l’annexion de Jérusalem-Est et du plateau du Golan, en 1967, Israël viole quotidiennement le droit international et les résolutions des Nations Unies.
Parmi ces violations, dont certaines constituent des crimes de guerre, mentionnons la construction de colonies de peuplement dans les territoires occupés et celle du mur de séparation, le recours à des emprisonnements sans jugement, à des mauvais traitements et à des conditions de détention des Palestiniens contrevenant à la Quatrième Convention de Genève, des entraves aux missions médicales dans les territoires occupés. Depuis 1967, un quart de la population palestinienne est passé par les prisons israéliennes.

Le 17 avril dernier, Marwan Barghouthi, emprisonné depuis 2002, a lancé un mouvement de grève de la faim auquel participent aujourd’hui environ 1 500 prisonniers palestiniens sur les 6 500 que comptent les prisons israéliennes.

Le Conseil municipal de Rennes souhaite réaffirmer sa solidarité aux prisonniers politiques palestiniens dont plusieurs députés et élus et formule le vœu d’une résolution sur la base du droit et des résolutions de l’ONU, rien que le droit mais tout le droit.

Le Conseil municipal de Rennes appelle l’État français, à l’instar de 138 États à travers le monde à reconnaître l’État de la Palestine.

Profondément attaché au respect de l'État de droit et des principes démocratiques, le Conseil municipal de Rennes appelle les autorités françaises à protester publiquement contre la répression de ce mouvement et à soutenir ses revendications notamment :

  • la fin de l’utilisation de la détention administrative et des mesures d’isolement
  • la facilitation des visites des familles
  • la libération des personnes atteintes de maladies incurables et accès effectif aux soins pour tous
  • la prise en compte des besoins spécifiques des femmes prisonnières
  • l’accès à l’éducation, à la formation et à la culture

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