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Vers un Plan alimentation durable à Rennes

Baisser l'impact des repas sur les émissions de gaz à effet de serre tout en garantissant les besoins nutritionnels et en améliorant la qualité des repas sont les trois enjeux imbriqués du Plan alimentation durable de la Ville de Rennes. Porté par Nadège Noisette et construit avec les services de la ville (approvisionnements, santé, éducation, petite enfance, personnes âgées …), la Collectivité Eau du Bassin Rennais, Agrobio, Interbio Bretagne, la MCE, il est lauréat de l'appel à projets du Programme National pour l'Alimentation du ministère de l'Agriculture et fait figure d'exemple.

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Le discours prononcé par Nadège Noisette lors de la remise du prix

 

 

12 200 repas sont servis chaque jour dans les cantines, les crèches, les maisons de retraite et les restaurants administratifs de la Ville de Rennes. 12 200 repas, ce n'est pas rien, cela représente entre 7 et 10 tonnes de denrées alimentaires et 4 millions d'euros. Et c'est surtout un important levier à actionner pour rendre notre ville toujours plus durable.

 

 

Du producteur au consommateur, en passant par l'acheteur, le nutritionniste, le cuisinier et l'agent de restauration, la chaîne de la restauration collective mobilise des personnes très diverses. Et c'est en impliquant chaque maillon que la Ville souhaite construire le plan alimentation durable afin d'atteindre pour 2020 les objectifs suivants :

  • 20% de denrées issues de l'agriculture biologique
  • 40% de denrées alimentaires durables (dont les 20% de bio)
  • diviser par 2 le gaspillage alimentaire
  • mettre en place des outils durables de promotion de ces denrées auprès des familles et du grand public

 

Objectifs : plus de qualité, moins de déchets

Le plan alimentation durable vise à faire progresser encore une alimentation issue du développement durable pour porter sa part à 40 %, dont la moitié de produits bio.

Comment ? D'abord en privilégiant l'achat de denrées labellisées (Agriculture Biologique, Label Rouge, MSC ou pêche durable), de viandes de qualité (système herbager, porc sur paille…) et produites sans OGM, sans antibiotiques, ni hormones, ni huile de palme, ni produits phytosanitaires tueurs de pollinisateurs. Mais également en participant à la structuration des filières locales et en privilégiant les achats auprès de producteurs locaux. La Ville a par exemple mis en place un marché spécifique avec des producteurs locaux s'engageant à améliorer la qualité de l'eau.

La réduction des déchets est également un enjeu fort de ce plan. L'évaluation menée dans les cantines rennaises en juin 2015 a révélé qu'aujourd'hui, le gaspillage alimentaire s'élève à plus de 20%. Il s'agit donc de diminuer de moitié ce gaspillage.

 

Un plan co-construit avec tous acteurs de la restauration collective

Le plan alimentation durable sera co-construit avec l'ensemble des acteurs concernés : producteurs, acheteurs, nutritionniste, cuisiniers, agents de restauration et consommateurs.

Dans un premier temps, l'état des lieux dressera le bilan des nombreuses actions réalisées et en cours, il portera les propositions et premières pistes d'action et définira les grands thèmes à explorer.

Une journée d'échanges permettra le partage de cet état des lieux et invitera collectivités, professionnels et experts scientifiques à témoigner.

Des ateliers participatifs auront pour objectif de définir les fiches action du plan alimentation durable sur des thèmes comme la structuration de l'offre, la stratégie d'achat, la réduction des impacts environnementaux de la restauration collective, sensibilisation et formation sont autant de thèmes qui pourront être étudiés.

Ces trois étapes doivent aboutir à la rédaction de fiches action concrètes assorties d'objectifs clairs, de moyens à la hauteur et d'indicateurs de suivi.

Ce plan alimentation durable, salué et soutenu par le ministère de l'Agriculture est une pierre de plus à la démarche d'ancrage territorial durable de l'alimentation à Rennes. Il s'inscrit dans le droit fil du travail engagé par la Ville depuis plusieurs années, notamment depuis l'adoption d'un délibération en 2009 interdisant l'achat de denrées alimentaires contenants des OGM.

À suivre…

 

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