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Non à l’ouverture des commerces le dimanche

[Conseil municipal du 9 décembre 2019]

L'autorisation d'ouverture exceptionnelle des commerces le dimanche profite plus largement à la grande distribution qu'au commerce indépendant de proximité. Pour la sixième année consécutive nous nous sommes opposés à cette mesure.

Conseillère municipale Intervention de Valérie FAUCHEUX au nom du groupe écologiste  et citoyen

Pour la sixième année consécutive, j'interviendrai au nom du groupe des élu.e.s écologistes et citoyen.ne.s contre l'ouverture dominicale des commerces et des concessions automobiles pour 2020.

Cet accord supposé en faveur des commerces de proximité est un leurre. En effet, il profite plus largement à leurs concurrents que sont les grands magasins et les grandes surfaces et n'empêche en rien la généralisation du travail dominical par les enseignes de la grande distribution, comme nous avons pu le constater ces deux dernières années.

Par ailleurs, l’ouverture des commerces le dimanche induit un problème de société sur lequel on ne discute guère quant au fond : le dimanche doit rester un jour différent, qui permet la rencontre des familles et des ami.es. Nous ne pouvons avoir un double langage  : regretter l’éclatement des familles, l'isolement de certains de nos concityen.ne.s, parler du rôle et de la présence nécessaire des parents, recommander les sorties familiales culturelles, sportives, éducatives, que notre municipalité finance TOUT EN désorganisant une grande partie de la société par un travail accru le dimanche.

Enfin, la consommation effrénée est désormais remise en cause. Nous nous réjouissons d'ailleurs qu'elle fasse l'objet de mobilisations de la société civile portée notamment par la jeunesse contre le système de surproduction, qui intensifie le trafic automobile et routier, dégrade le climat, gaspille nos ressources et génère quantité de déchets.

Rappelons que selon l'Ademe, la fabrication et le transport des produits textiles et électroniques représentent près du quart des émissions totales de gaz à effet de serre en France. Pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C d’ici à la fin du siècle, il faudrait réduire par dix les mises sur le marché de produits textiles et environ par trois celles des produits électroniques d’ici 2030.

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