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Urbanisme : vers une écométropole

[Conseil municipal du 5 décembre 2016]

Le projet d'aménagement et de développement durable du futur Plan local d'urbanisme intercommunal a été présenté en conseil municipal. Avec ce document, la Métropole s’inscrit désormais dans une dynamique de transition pour faire de notre territoire une véritable écométropole.

Conseiller municipal

Co-président du groupe écologiste à la Ville de Rennes

Intervention de Matthieu THEURIER au nom du groupe écologiste 

 

citationAvec la loi NOTRe, la compétence urbanisme qui incombait aux communes devient désormais métropolitaine. C’est dans ce cadre que nous avons à bâtir aujourd’hui notre Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi).

Pour les écologistes, l’élaboration du PLUi constitue une véritable opportunité pour construire une vision commune de l’avenir du territoire métropolitain et engager la transition écologique à l’échelle des 43 communes de Rennes Métropole.

On ne part pas de rien. La culture de l’intercommunalité, depuis le District de Rennes jusqu’à Rennes Métropole a construit les bases d’un projet commun de territoire. Pour être moi-même membre du comité de pilotage du PLUi et avoir à ce titre présenté le document que nous débattons ce soir dans plusieurs communes de la Métropole – à Cintré, Mordelles, Vern ou encore Corps Nuds – il est évident que certaines valeurs constituent un acquis commun à l’ensemble du territoire. Et c’est sur ces bases que nous pouvons aujourd’hui nous appuyer pour aller plus loin.

La première des valeurs communes est bien la solidarité. La mixité sociale mise en œuvre via le Programme local de l’habitat est revendiquée, affirmée partout comme un atout pour l’équilibre du territoire. Pas plus tard que vendredi dernier, Honoré Puil nous présentait un premier état des lieux de la mise en place du nouveau PLH. Un chiffre est particulièrement marquant : le PLH a été débattu et approuvé dans 40 des 43 communes de la Métropole. 843 conseillers municipaux ont voté pour, 20 ont voté contre. C’est dire le large consensus établi aujourd’hui autour de cette politique essentielle. Finalement, il ne reste plus que la droite rennaise pour continuer à s’y opposer.

C’est ce consensus qui nous permet aujourd’hui d’aller plus loin avec la réhabilitation ambitieuse des quartiers de Maurepas et du Blosne ou encore la mise en œuvre progressive d’un loyer unique pour le logement social. Autant d’actions qui contribuent à l’équité entre citoyens et à faire de Rennes Métropole un territoire solidaire et accueillant.

La seconde valeur commune est l’affirmation de la diversité comme une richesse. Le territoire métropolitain est urbain, périurbain mais aussi rural. Le développement dit en « ville-archipel », c’est-à-dire un développement urbain constitué de villes et villages reliés entre eux par des paysages ruraux, des corridors de nature, a permis de préserver la diversité de notre territoire quand presque toutes les métropoles de France et d’Europe ont fait le choix d’un développement urbain linéaire constituant ainsi d’immenses conurbation. Cette caractéristique de notre Métropole est une vraie force qu’il nous faut réaffirmer.

J’entends souvent, autant sur les bancs de la majorité que sur ceux de l’opposition, l’idée que Rennes et sa métropole doivent « rayonner », s’affirmer parmi les places fortes d’Europe voire du monde. C’est à partir de cette soif de « rayonnement » que se sont bâtis les grands projets de nouvelle ligne de train à grande vitesse assorti du quartier d’affaires EuroRennes et du futur Centre des congrès. Mais au final, cette politique de « rayonnement » n’est qu’un calque de ce qui se fait sur toutes les métropoles européennes. Comment faire connaître EuroRennes quand EuroLille existe déjà depuis 15 ans. Comment faire connaître le Centre des congrès de Rennes, aussi beau soit-il, quand il en existe dans toutes les villes de taille moyenne en Europe ? Par contre Rennes est d’ores et déjà connue et reconnue pour sa politique de logement social et son armature urbaine atypique. C’est bien sur ces valeurs communes qui font notre métropole, sur ses atouts, qu’il faut nous appuyer pour construire l’avenir et nous différencier des autres territoires européens.

La ville archipel est d’ailleurs aussi un formidable atout pour la transition écologique de notre territoire.

Si les valeurs de solidarité font depuis plusieurs années l’objet d’une attention et d’un investissement fort de la part de Rennes Métropole, celles de l’écologie, n’ont pas été saisies avec la même intensité. Et c’est bien là selon nous l’enjeu fort du futur PLUi : doter notre métropole de moyens d’actions ambitieux pour relever le défi de la transition écologique, à commencer par la transition énergétique.

C’est bien là d’ailleurs la mission que nous ont aussi confiée les Rennais dans le cadre de la concertation Rennes 2030 : faire de notre territoire un exemple du développement durable. Faire de notre ville et de notre métropole un territoire cohérent, équilibré, solidaire, végétal, à taille humaine, réconciliée avec ses cours d’eau et sa nature, autonome en énergie et en alimentation.

La transition écologique est une préoccupation forte des Rennais, elle l’est tout autant des métropoltains. Avec « Rennes 2030 » et la refonte de son Plan Local d’Urbanisme, Rennes est en train de prendre toute la mesure des enjeux écologiques. Il nous reste à transposer ces ambitions à l’échelle de la Métropole.

C’est pourquoi les écologistes travaillent avec la majorité métropolitaine à intégrer ces enjeux dans le futur PLUi.

C’est pourquoi l’introduction du futur PLUi affirme que la Métropole s’inscrit désormais dans une dynamique de transition, avec la volonté de préserver les espaces agricoles et naturels en réduisant encore le volume des terres vouées à l’urbanisation, de prendre en compte la santé et la réduction des pollutions, de relever les défis de la transition énergétique et de favoriser la production d’énergies renouvelables, de favoriser les matériaux bio-sourcés, notamment via l’élaboration d’un plan bois.

Autant d’actions qui doivent permettre de faire de la qualité de vie le moteur de notre développement, de faire de notre territoire une éco-métropole au service de ses habitants.

 

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