Accueil Vos élu-e-s Benoît Careil Les Transmusicales : une fête de la diversité culturelle

Les Transmusicales : une fête de la diversité culturelle

[Transmusicales 2017]

Benoît Careil, adjoint à la Culture a inauguré cette trente-neuvième édition des Transmusicales.

 

 

Conseiller municipal

Adjoint à la Culture

 

Discours de Benoît CAREIL

 

Bonsoir à toutes et à tous,

Monsieur le directeur régional des affaires culturelles, cher Michel,

Madame la sénatrice, chère Sylvie,

Madame la vice-présidente du Département chargée de la culture, chère Françoise,

Madame la conseillère régionale, chère Laurence,

Madame la présidente de l’association Transmusicales, chère Samya,

Madame la co-directrice et monsieur le co-directeur des Transmusicales,

 

Chère Béa et Jean-Louis, vous voyez, tous vos partenaires publics sont au rendez-vous comme tous les ans, heureux d'être à vos côtés et aux cotés de tous ceux et toutes celles qui vous soutiennent pour inaugurer ces 39èmes Transmusicales

Comme chaque année depuis trois ans, c'est pour moi un moment personnel exceptionnel.

On me demande de venir exprimer, au nom de la Maire de Rennes, l'attachement de ma ville à un festival dont je n'ai raté que deux éditions depuis 39 ans.

Un festival qui a toujours été pour moi un repère dans mon parcours de musicien et d’acteur culturel local, le plus souvent comme un modèle et une source d’influences très positives, et parfois, une ou deux fois seulement, parce qu’il fallait bien que s’exprime dignement le punk rebelle qui a été en moi un moment, comme une incitation à imaginer une alternative du même niveau d’exigence.

Ma parole manque donc totalement d'objectivité, mais bon, on est entre nous, et on a bien le droit de se dire que l'on a eu une longue et passionnante histoire d’amour, et que chaque année on se retrouve avec envie.

L’inauguration cette année est de plus singulière, car afin d’épargner à Jean-Louis, et à beaucoup d’entre vous je pense, des discours d'élu-e-s qui s'enchainent sans fin, alors que se réchauffe le vin blanc et s'égarent vos regards envieux vers les plateaux de petits fours, les représentantes du Département et la Région m'ont proposé de parler en leur nom en même temps qu'au nom de la Maire de Rennes.

Par contre, j'ai insisté auprès de mon ami Michel Roussel, directeur régional des affaires culturelles, pour qu'il porte ce soir la parole de l'État, parce que le soutien de celui-ci au festival est de plus en plus affirmé, un festival qui année après année s'installe dans une posture internationale qui mérite bien ce soir une petite déclaration d'amour de la République française.

 

Les Transmusicales ont 39 ans, la fleur de l'âge, l'âge de la maturité.

39 ans, c'est aussi le moment où surgit l’angoisse de la quarantaine.

L'âge où on se dit qu'une nouvelle page de son histoire va bientôt être tournée, mais on a un an devant nous… alors profitons-en !

Donc cette année, les Trans ont toujours 20 ans, elles sont jeunes, belles et pleines de vie. Béa est encore inscrite à la fac, et Jean-Louis… ben Jean-Louis, il n’a pas changé, il est toujours le même depuis 39 ans.

Les Trans, ce sont des rencontres.

Des rencontres entre des milliers de festivaliers, certains se retrouvent comme tous les ans à Rennes début décembre, d’autres se découvrent et font connaissance, et tous vivent ensemble l’ivresse de ces nuits festives transportés par la musique live.

Des rencontres entre artistes venus de toute la planète. Ils sont là ensemble à Rennes, découvrent leur travail et s’échangent leurs contacts pour plus tard, parce que Jean-Louis Brossard et Mathieu Gervais sont allés les chercher, parfois dans des lieux improbables, plus souvent dans les réseaux sociaux et les scènes du monde entier.

Les Trans, ce sont enfin des rencontres entre des professionnels des musiques actuelles et des médias, ils sont 1 600 à venir à Rennes pour soutenir leurs artistes, découvrir les révélations de l'année, et les dernières tendances musicales, et échanger sur leurs activités professionnelles.

Mais tout ce petit monde a en commun de venir passer ce long week-end rennais pour participer à une grande fête dont Rennes a le secret.

Une fête où la diversité culturelle est au centre de tout, avec des cultures très éloignées de la Bretagne, mais aussi des cultures mélangées, bricolées et réinventées par des musiciens qui vivent ici, autour de nous.

Sur les scènes des Trans, toutes les musiques se recyclent et toutes se mélangent, certaines s’inventent le soir même, quand d’autres reviennent de très loin dans le temps, comme pour nous rappeler l’ancienneté de certaines musiques qui sont des références culturelles d’aujourd’hui.

Ce bouillonnement de cultures, Jean-Louis nous le propose sous formes de cocktails explosifs, salés ou sucrés, chaud ou froid, jamais tiède, jamais sans excès, et toujours uniques.

Cette diversité des artistes et de leurs musiques, ce n’est pas juste un choix artistique, c’est aussi pour Béa, comme ça l’est pour la Région Bretagne, le Département d’Ille-et-Vilaine et la Ville de Rennes, un engagement fort pour affirmer l’égale dignité de toutes les identités culturelles, de toutes les cultures.

Cet engagement éthique qui s’inscrit dans la reconnaissance des droits culturels des personnes est pour nous, collectivités, une priorité, et nous sommes fiers ici à Rennes de pouvoir la partager avec les organisateurs de l’un des plus influents festivals européens.

Comme le rappelait Nathalie Appéré cette semaine, « les Transmusicales sont un emblème de Rennes, un totem de l'identité de notre ville. Elles sont la caisse de résonnance de la vitalité de notre scène artistique ».

La liberté offerte aux jeunes artistes pendant ces cinq jours inspire depuis des années notre politique culturelle.

Les participants aux États Généraux de la Culture l’ont massivement rappelé il y a deux ans :

Rennes veut être un territoire accueillant pour tous les artistes et toutes les expressions artistiques, un territoire facilitant et soutenant l’expression des énergies créatives, un territoire fait de liens et de coopérations entre des personnes qui se respectent et s’enrichissent de leurs différences et complémentarités.

Merci Béa et Jean-Louis, merci aux salariés et bénévoles sur le pont depuis quelques semaines pour réussir cette 39ème édition des Transmusicales.

Je suis certain que comme tous les ans, cette édition sera la plus belle, et que nous aurons tous besoin de sommeil lundi prochain.

Mais en attendant, permettez-moi ces quelques mots d’amour aux Transmusicales, en citant notre voix rock nationale qui s’est éteinte ce matin :

Retiens la nuit,

Pour nous deux jusqu’à la fin du monde,

Retiens la nuit,

Pour nos cœurs, dans sa course vagabonde.

 

Merci

 

 

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